Premier échange avec Copilot

Intéressé par une intervention de Jean-Marc Jancovici dans laquelle le patron de Shift Project estime que le développement de l’Intelligence artificielle (IA) est un non-sens écologique, je décide de faire appel à l’IA pour tenter de me faire une opinion. C’est la première fois que j’effectue cette démarche. Plutôt du genre technophobe, je ne comprends pas grand-chose à l’IA, d’autant plus, avec ces récents débats, où l’on nous annonce à la fois l’apocalypse et le meilleur des mondes. Alors je pose cette question à Copilot (Microsoft) : « Ne faudrait-il pas plutôt utiliser les sommes colossales investies dans l’IA pour réparer les dégâts que nous avons faits subir à la planète et à la nature, qui nous le rend bien, ces derniers temps ? ».

La réponse est instantanée. Chapeau bas ! D’abord, pour m’amadouer, sans doute discerne-t-il en moi de grandes réserves, il me répond : « Votre question est intéressante, elle fait l’objet de débats réels parmi les économistes, les scientifiques et les écologistes ». Ensuite, à la manière d’un étudiant de Sciences Po des années 1980 (thèse, antithèse, synthèse), il reconnaît : « Dans cette vision, investir davantage dans l’IA peut sembler paradoxal alors que les dommages environnementaux sont déjà connus et urgents », puis met en avant par des exemples le fait que l’IA pourrait réparer ou limiter certains dégâts environnementaux. « Opposer complètement l’IA et la protection de l’environnement est peut-être trop simpliste », conclut Copilot, qui ajoute : « La question la plus pertinente est : comment orienter la puissance financière et technique de l’IA vers des objectifs environnementaux plutôt que vers des usages principalement commerciaux ou spéculatifs ? » Parfait, mais la question environnementale n’apparaît pourtant pas comme une priorité de Microsoft et des autres entreprises de la Tech ! Quant à la leçon de que je tire de cette première expérience, je dois reconnaître que je reste sur ma faim…