<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Denis Lefevre</title>
	<atom:link href="https://www.denislefevre.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.denislefevre.fr</link>
	<description>Écrivain Journaliste</description>
	<lastBuildDate>Fri, 24 Jul 2026 15:53:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.39</generator>
	<item>
		<title>La malédiction des matières premières</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/la-malediction-des-matieres-premieres/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/la-malediction-des-matieres-premieres/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 15:53:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2030</guid>
		<description><![CDATA[Un séjour de deux semaines à Kinshasa, capitale de la R [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un séjour de deux semaines à Kinshasa, capitale de la RDC (République Démocratique du Congo), ville bouillonnante de monde, de véhicules, de poussière et de pollution, qui concentre 18 millions d’habitants et s’étend d’est en ouest sur plus de 80 kilomètres, donne une image contrastée de ce très riche pays en ressources minérales (1<sup>er</sup> producteur mondial de cuivre et de cobalt&#8230;), forestières (55 % de la forêt africaine), hydrologiques (grâce au fleuve Congo), agricoles, et qui fait quatre fois la superficie de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">L’agriculture, qui occupe 70 % de la population active, a stagné depuis l’indépendance en 1960 de cette ancienne colonie belge, propriété du roi Léopold. Seul 10 % du potentiel de terres arables qui pourrait atteindre 80 millions d’hectares, est exploité. Le pays (3<sup>ème</sup> producteur mondial de manioc et premier pour la banane plantain), qui est considéré comme le deuxième pays au monde derrière le Brésil pour son potentiel agricole, dépend à hauteur de 80 % de l’étranger pour son approvisionnement alimentaire. La RDC est derrière le Yémen, le pays le plus touché par l’insécurité alimentaire, qui concerne plus de 70 % de la population. A l’origine de ce paradoxe, il y a cette guerre récurrente depuis plus de trois décennies menées par des milices soutenus par le Rwanda, qui a fait plus de victimes que la Seconde guerre mondiale et a occasionné d’importants déplacements de population, mais aussi des infrastructures en particulier routières dégradées, un accès au crédit inexistant, des services sociaux insuffisants, à quoi s’ajoutent une mauvaise gouvernance, la corruption, et désormais l’épidémie d’Ebola.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation que les économistes ont qualifié dans les années 1960 de malédiction des matières premières, en constatant que les pays en développement dotés d’abondantes ressources minérales affichent souvent de moins bonnes performances économiques avec une gouvernance qui repose essentiellement sur l’économie de rente. Certains pays ont pu échapper à cette malédiction, mais pas la RDC.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/la-malediction-des-matieres-premieres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La saga des cartes routières</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/la-saga-des-cartes-routieres/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/la-saga-des-cartes-routieres/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 15:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2028</guid>
		<description><![CDATA[Certains objets disent beaucoup d’une époque. C’est le  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Certains objets disent beaucoup d’une époque. C’est le cas de la carte routière, tant elle témoigne de l’évolution de nos modes de vie durant plus d’un siècle, comme le décrit dans <em>La France à la carte</em> (1) le journaliste Jean-Claude Raspiengas, pour qui « ouvrir une carte routière, c’est d’un seul coup d’œil nouer le présent avec le passé, la géographie avec l’histoire ». Tout commence par le pneu, à la fin du XIXème siècle avec la découverte par Michelin du pneu à air, plus performant, d’abord destiné aux vélocipèdes, qui seront détrônés cinquante ans plus tard par l’automobile. C’est d’ailleurs en 1905, à l’occasion d’une course en Auvergne que Michelin édite sa première carte routière. Il faudra une trentaine d’années pour cartographier l’ensemble de l’Hexagone. Entre temps, la firme clermontoise invente le pliage en accordéon, innove et multiplie les produits dérivés pour inciter les Français à se déplacer et donc à acheter des pneus. Cinq ans plus tôt, elle avait sorti son premier guide rouge (gastronomique), distribuant gratuitement 1 300 000 exemplaires jusqu’en 1912. Les exemplaires de la première édition atteignent des sommes records (près de 30 000 €) lors de ventes aux enchères. Puis en 1926, elle publie les premiers guides verts (tourisme).</p>
<p style="text-align: justify;">La carte routière est un produit complexe à concevoir alliant précision et rigueur, et devant sans cesse s’adapter. Les cartographes qui font penser à ces moines copistes du Moyen-Age, produisent quasiment une œuvre d’art, qui, avec le très connu Bibendum, contribue à la notoriété de l’entreprise : troisième marque la plus citée dans le monde en 1994 après Coca Cola et Mc Donalds. Depuis la concurrence, avec notamment le Guide du Routard et le Gault et Millau, mais surtout l’arrivée du digital ont changé la donne. Les cartes se vendent moins (1,2 million de cartes aujourd’hui contre 20 millions en 1990). Le GPS a substitué le temps à la distance, au prix de notre liberté, celle d’emprunter les chemins de traverse à la découverte de coins méconnus. « Nous vivons désormais, constate l’auteur, dans une nouvelle réalité. La carte est devenue le territoire. »</p>
<p>1/ La France à la carte – Equateurs – 22 € &#8211; 320 pages – juin 2026</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/la-saga-des-cartes-routieres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le pire n&#8217;est pas certain</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/le-pire-nest-pas-certain/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/le-pire-nest-pas-certain/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 16:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2024</guid>
		<description><![CDATA[C’est un véritable antidote à l’éco anxiété que nous pr [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est un véritable antidote à l’éco anxiété que nous propose la géographe, Magali Reghezza-Zitt dans son livre <em>Bienvenue en 2055</em> (1). Première année où, selon l’auteure, nous cessons d’émettre plus de CO2 que les océans, les forêts, les prairies n’en absorbent, engendrant une stabilisation du réchauffement climatique. Oh tout n’a pas été facile, et les transitions ont été parfois douloureuses. Les canicules sont récurrentes atteignant parfois 50° à l’ombre, &#8211; c’est le prix à payer de notre inaction passée -. Mais l’on a évité le pire avec une augmentation de la température moyenne en France stabilisée à + 2,2° C depuis 1830, début de la révolution industrielle, plutôt qu’au-delà de l’enfer des 4° C.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plastique a disparu, tout comme les aliments ultra-transformés, et les coraux des abysses. L’on s’habille avec des vêtements en fibres naturelles, l’on mange moins de viande (mais de meilleure qualité) et l’on fait plus de vélo. Comme dans les années 1960, l’agriculture a vécu une nouvelle révolution, combinant à des degrés divers, selon les régions, technologies nouvelles et principes agronomiques plus en phase avec le fonctionnement des écosystèmes. Les agriculteurs, plus nombreux qu’il y a trente ans, gagnent mieux leur vie. Les fermes sont devenues autonomes en carbone et en eau, et gèrent la plupart de leurs déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus globalement, pour réussir à stabiliser le réchauffement, il a fallu réorganiser nos sociétés, le monde du travail et la vie des entreprises, refonder le système éducatif élargi à toute la vie active, répartir équitablement l’effort en réinventant un contrat social, faire évoluer nos standards de vie, sans renoncer ni au progrès ni au confort. « Je ne suis pas devenue une amish », s’amuse l’auteure qui ajoute : « Nous avons compris que le moins n’était pas l’ennemi du mieux, que ralentir ne signifie pas régresser, qu’une consommation raisonnable et raisonnée n’est synonyme ni d’austérité ni de récession. »</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut lire, sans modération, cette fiction scientifique, &#8211; qui explique en termes simples la complexité des enjeux -, et pour constater qu’il n’est pas trop tard et que le pire n’est pas certain…</p>
<p>1/ Bienvenue en 2055 dans un monde neutre en carbone – Le Seuil – mai 2026 – 21,50 €</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/le-pire-nest-pas-certain/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La sécheresse de 1976</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/la-secheresse-de-1976/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/la-secheresse-de-1976/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 16:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2022</guid>
		<description><![CDATA[C’était il y a 50 ans : on suffoquait déjà avec cette s [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’était il y a 50 ans : on suffoquait déjà avec cette sécheresse mémorable par sa durée (neuf mois) doublée de deux épisodes caniculaires. Dès décembre 1975, malgré des vagues de froid intense, le déficit pluviométrique se creuse au fil des mois pour atteindre 60 % au cœur de l’été au nord d’une ligne Bordeaux-Metz. La cause : les anticyclones des Açores et de Sibérie qui font barrage aux précipitations.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le mois de mai le mercure s’envole, avec La Rochelle qui bat un record de chaleur (28°). En juin, il fait 34° à Paris et à Londres. En juillet le thermomètre atteint les 38° à Arcachon. La Loire est quasiment à sec à Tours, et plus de 100 000 hectares de forêts vont brûler durant l’été. Les récoltes sont compromises. Les prix des fruits et des légumes s’enflamment. Le fourrage manque. L’armée et la SNCF sont mobilisées pour transférer des fourrages du Sud (dans les régions méditerranéennes, l’été 1976 est plus humide que d’habitude) vers la moitié Nord de la France. Malgré tout, des éleveurs laitiers sont contraints de faire abattre des vaches. Des prêtres organisent des processions pour implorer le Ciel. En août, le gouvernement décide d’un déblocage de 2,2 milliards de francs, financé par un impôt sécheresse. Une décision qui ne contentera personne : ni les agriculteurs qui considèrent l’aide dérisoire par rapport aux dégâts subis, ni les contribuables qui ont vu leur taux d’imposition croître&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">A l’automne, avec le retour des pluies, les experts évoquent la sécheresse du siècle, le précédent épisode datait de 1893. On connaît la suite avec ce nouvel acteur qui entre en jeu : le changement climatique, et cette succession de sécheresses et de canicules, qui n’ont plus rien d’exceptionnelles. Curieusement en juin 1976, s’inspirant d’avis de climatologues et d’un rapport de la CIA, l’hebdomadaire <em>Paris-Match</em> publie une enquête : « La sécheresse ? vers une nouvelle période glaciaire ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/la-secheresse-de-1976/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marc Bloch, un ruraliste au Panthéon</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/marc-bloch-un-ruraliste-au-pantheon/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/marc-bloch-un-ruraliste-au-pantheon/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 16:34:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2020</guid>
		<description><![CDATA[Premier historien à faire son entrée au Panthéon, Marc  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Premier historien à faire son entrée au Panthéon, Marc Bloch, né en 1886, est surtout connu pour son livre <em>L’Etrange défaite</em>, dans lequel il analysait les causes de la débâcle de 1940. Le valeureux combattant de la Première guerre mondiale qui s’était engagé en 1943 dans la Résistance, sera arrêté par la Gestapo, torturé par Barbie à la prison de Montluc, puis fusillé le 16 juin 1944. Mais ce n’est pas seulement le héros des deux guerres qui sera honoré 82 ans plus tard ; c’est aussi l’historien qui a révolutionné sa discipline. En 1929, ce médiéviste avait créé les <em>Annales d’histoire économique et sociale</em> avec son collègue et ami Lucien Febvre. Revue qui fera école. Rompant avec l’histoire événementielle, elle prône l’histoire longue, qui ne se contente pas des aspects politiques, militaires ou diplomatiques, entendant restituer dans leur globalité les sociétés passées, ouvrant l’histoire à d’autres sciences sociales, et l’interrogeant à partir des questionnements du présent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cet esprit que l’auteur des <em>Rois thaumaturges</em> et de <em>La Société féodale</em> lance en 1929 une vaste enquête collective sur les cadastres. Deux ans plus tard, il publie <em>Les Caractères originaux de l’histoire rurale française</em>, ouvrage pionnier et majeur, qui mêle, du néolithique à la Révolution française, l’étude des techniques agraires, l’observation des différentes formes d’occupation des sols et l’analyse des rapports sociaux. Il avait scruté les différentes formes de paysages agraires : champs ouverts au nord de la Loire, marqué par une forte mentalité collective, bocage dans l’Ouest, avec longtemps la survivance de la propriété nobiliaire, et campagnes méditerranéennes ouvertes mais aux champs irréguliers. Jusqu’en 1943, il publiera de nombreuses études sur l’histoire agraire. A la fin de son livre, il avait souligné combien le passé commande le présent : « Car, écrit-il, il n’est pas un trait de la physionomie rurale de la France d’aujourd’hui dont l’exploitation ne doive pas être recherchée dans une évolution dont les racines plongent dans la nuit des temps. »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/marc-bloch-un-ruraliste-au-pantheon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Transhumances en péril ?</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/transhumances-en-peril/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/transhumances-en-peril/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 11:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2018</guid>
		<description><![CDATA[Lors du dernier salon de l’Agriculture, le CIRAD (1) et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lors du dernier salon de l’Agriculture, le CIRAD (1) et l’AFD (2) proposaient aux visiteurs une exposition immersive à travers de courts films (3) sur différentes formes de transhumances. L’on suivait, comme si l’on y était, l’itinérance des familles d’éleveurs et de leurs troupeaux des steppes mongoles aux plateaux andins d’Argentine en passant par les pâturages sahéliens du Tchad et du Sénégal et les prés d’altitude du Mercantour. Images de paysages sublimes, même dans leur aridité, et portraits de personnages attachants nous font découvrir, en cette Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, voulue par les Nations-Unies, ce monde trop souvent perçu comme un vestige du passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant le pastoralisme fait vivre aujourd’hui plus de 200 millions de personnes (un tiers des éleveurs dans le monde) et leurs familles. Ils élèvent un milliard d’animaux (10 % de la production de viandes) dans une centaine de pays sur des zones peu propices aux cultures comme les steppes, les savanes, les prairies d’altitude, les forêts, les toundras, soit 54 % de la surface terrestre qu’ils mettent en valeur. Ces communautés pastorales ont inventé un modèle de cohabitation harmonieux entre humains, animaux et espaces naturels. Ils ont su développer des savoirs et des pratiques adaptés aux zones difficiles, produisant lait et viande à faible coût mais aussi laines, cuirs, peaux, cosmétiques comme les laits de chamelle et d’ânesse, jouant un rôle dans la prévention des catastrophes naturelles et maintenant un équilibre écologique. L’élevage pastoral n’émet que 17 kilos de CO2 par kilo de viande contre 46 kilos en moyenne mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, entre risques sanitaires, pression foncière et changement climatique, l’avenir de ces communautés pastorales, qui, durant les siècles passés, ont fait preuve d’une résilience hors du commun, est incertain. Une situation qui suscite l’inquiétude des autorités puisque le pastoralisme sera à l’ordre du jour de la prochaine COP31 qui se tiendra en novembre à Antalya en Turquie.</p>
<p>1/ la recherche agronomique pour le développement ; 2/ Agence française pour le développement ; 3. Site web de l’exposition : <a href="https://transhumances360.org">https://transhumances360.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/transhumances-en-peril/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les débuts de la télévision à la campagne</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/les-debuts-de-la-television-a-la-campagne-3/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/les-debuts-de-la-television-a-la-campagne-3/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 07:45:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2016</guid>
		<description><![CDATA[2026 commémore le centenaire de la naissance de la télé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">2026 commémore le centenaire de la naissance de la télévision, même s’il faudra attendre quelques décennies avant qu’elle n’atteigne le grand public, notamment en milieu rural. Dans son livre <em>La métamorphose de Plozévet</em>, le sociologue Edgar Morin raconte que les premiers possesseurs d’un téléviseur de ce bourg breton dissimulaient l’antenne dans le grenier, de peur du qu’en dira-t-on des voisins, en une époque (les années 1960) où regarder la télé était considéré comme un signe de paresse ! Pourtant, l’agriculture et le rural vont jouer un rôle important dans les débuts de la télé. Dans les années 1950, un instituteur de la région de Château-Thierry (Aisne), avait créé un club télé, dans son village, rejoint par un professeur de lycée, Roger Louis, qui deviendra grand reporter à l’emblématique magazine d’informations <em>Cinq colonnes à la une</em>. Ce dernier, avec des agriculteurs de la région, lança des émissions autour de thèmes comme le remembrement, la motorisation, l’exode rural. L’initiative plut aux responsables de la RTF de l’époque, qui les programma au niveau national et donna naissance aux premières émissions agricoles, <em>La Vie à la campagne</em>, puis <em>Etat d’urgence</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1966, une autre initiative tend à promouvoir le développement agricole, via le petit écran. Elle est le fait de Louis Mallassis, alors professeur d’économie rurale à l’Agro de Rennes, qui lance en Bretagne Télé Promotion Rurale (TPR). Les émissions sont diffusées lors de réunions agricoles, suivies d’un débat. TPR suscite des émules dans d’autres régions et fera tourner, via le service cinéma du ministère de l’Agriculture, de grands noms réalisateurs. Quelques magazines vont apparaître sur les chaînes : de <em>Télé villages</em> émission animée par Michel Cuperly, en 1969, jusqu’au dernier numéro d’<em>Un Soleil à l’autre</em>, l’émission produite par Jean-Claude Widemann sur FR3. Sans oublier des fictions, comme <em>Jacquou le Croquant</em>, qui renvoyait le public à sa lointaine mémoire. De même qu’apparaissent si lointains aujourd’hui les débuts de la télé !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/les-debuts-de-la-television-a-la-campagne-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’Europe, un Etat pas comme les autres…</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/leurope-un-etat-pas-comme-les-autres/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/leurope-un-etat-pas-comme-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 06:26:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2011</guid>
		<description><![CDATA[Evoquant l’Union européenne, Jacques Delors avait coutu [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Evoquant l’Union européenne, Jacques Delors avait coutume de parler d’un « objet politique non identifié ». L’historien et géographe, Sylvain Kahn, professeur à Sciences Po, dans un livre <em>L’Europe : un Etat qui s’ignore</em> (1), éclairé par un regard historique très fouillé, n’hésite pas à parler d’Etat supranational, ou du moins une forme d’Etat même s’il n’en a pas tous les attributs. En effet les Etats-membres ont choisi de déléguer une part de leur souveraineté et de mutualiser certaines compétences. C’est le cas notamment de la monnaie, mais aussi de la politique agricole commune qui a été pionnière, avec cette spécificité que ces politiques publiques, si elles sont décidées au niveau supranational, leur mise en œuvre est le fait des administrations nationales et régionales.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet Etat d’un nouveau type qui ne s’est pas construit sur la puissance ni sur la nation, s’appuie sur des valeurs comme le pluralisme, le droit, l’esprit critique, la négociation, l’émancipation de l’individu, plutôt que le rapport de force, la domination et le conflit. « L’Union européenne est fondée sur la conviction que la société a beaucoup plus à perdre qu’à gagner dans la confrontation entre les égoïsmes nationaux », note l’auteur qui souligne que l’UE a montré sa capacité à prendre des décisions rapidement face à ces défis que furent le Brexit, la Covid et l’invasion russe en Ukraine.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes la donne géopolitique a été bouleversée ces derniers mois. Malgré tout l’Europe continue de cultiver sa singularité qui irrite Trump et Poutine. Qu’en sera-t-il dans le futur ? alors que l’on fêtera le 9 mai prochain le 76<sup>ème</sup> anniversaire de l’appel de Robert Schuman. Réponse de Sylvain Kahn à la fin du livre : « Tout aussi périssable et mortelle que tous les autres Etats de la géohistoire des Européens, on ne peut préjuger de sa longévité d’ores et déjà bien significative. Celle-ci dépendra de nos choix collectifs. » A nous donc d’en décider…</p>
<p>1/ CNRS Editions – 2026 – 319 pages – 17 €</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/leurope-un-etat-pas-comme-les-autres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les 80 ans de la loi sur le fermage</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/les-80-ans-de-la-loi-sur-le-fermage/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/les-80-ans-de-la-loi-sur-le-fermage/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 06:24:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2009</guid>
		<description><![CDATA[Semaine mémorielle pour François Tanguy Prigent, ce pay [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Semaine mémorielle pour François Tanguy Prigent, ce paysan du Trégor nommé à la Libération ministre de l’Agriculture par le général de Gaulle, et dont la salle de presse du ministère de l’Agriculture porte désormais son nom. La veille, un colloque à l’initiative du député de Meurthe-et-Moselle et agriculteur, Dominique Potier, était organisé au Palais Bourbon pour commémorer le 80<sup>ème</sup> anniversaire de la promulgation de loi sur le statut du fermage, voulue par F. Tanguy Prigent, et votée le 13 avril 1946 à la quasi-unanimité. Loi majeure d’émancipation sociale, qui libéra fermiers et métayers subordonnés aux bons vouloirs de propriétaires, le statut du fermage aussi une loi d’émancipation économique qui sécurise les investissements des fermiers avec des baux d’une durée minimale de neuf ans et renouvelables, un encadrement des montants de fermage et un droit de préemption, dont les effets se traduisent aujourd’hui par un coût du foncier beaucoup plus faible que chez la plupart de nos voisins européens. Elle sera complétée par les lois d’orientation de 1960 et 1962, instaurant les SAFER (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) et le contrôle des cumuls, formant ainsi un « trépied foncier » qui sera à la base de la modernisation de l’agriculture française.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, en huit décennies, le contexte a bien changé, générant un décalage entre la loi et un paysage agricole en mutations (règles agri-environnementales ou nouveaux débouchés comme l’énergie, impuissance dans certains cas des Safer et un contrôle des structures parfois inopérant, formes juridiques nouvelles et montages financiers…) Si personne ne remet en cause la fécondité de la loi, des aménagements s’avèrent nécessaires. A défaut d’une nouvelle loi cadre, au consensus aujourd’hui introuvable, Dominique Potier espère que le débat foncier trouvera toute sa place lors de la prochaine campagne présidentielle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/les-80-ans-de-la-loi-sur-le-fermage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Déambulation culturelle dans les allées du salon</title>
		<link>https://www.denislefevre.fr/deambulation-culturelle-dans-les-allees-du-salon/</link>
		<comments>https://www.denislefevre.fr/deambulation-culturelle-dans-les-allees-du-salon/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 17:08:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.denislefevre.fr/?p=2000</guid>
		<description><![CDATA[A défaut de participation bovine pour cause de dermatos [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A défaut de participation bovine pour cause de dermatose nodulaire contagieuse, le salon de l’agriculture 2026 a innové, consacrant tout un hall à la culture, avec un espace cinéma, (trois films par jour), une librairie, un musée où se mêlent objets anciens, souvent rares et insolites, et clichés de Pierre Collombert qui, durant plus de cinq décennies, a photographié le monde paysan, un kiosque qui valorise les expressions culturelles et les traditions populaires… Belle initiative qui reconnaît enfin que, dans agriculture, il y a le mot culture, même si ces rendez-vous culturels étaient cantonnés dans un pavillon sombre et tristounet, peu fréquenté. Mais la culture, on la rencontre aussi dans les allées de la Porte du Versailles. D’abord à travers la diversité de notre patrimoine culinaire des régions et des producteurs, de l’artisanat rural et de la richesse de nos paysages… Mais aussi, en cette année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, proclamée par les Nations Unies, avec ce concert pastoral proposé par la Chapelle harmonique <em>Le souffle des bergers</em>, qui mêle répertoires savants et traditions populaires : du baroque européen aux chants des bergers.</p>
<p style="text-align: justify;">La culture, on la découvre, même là où on ne l’attend pas, sur le stand de la Coopération agricole, qui propose depuis quatre ans, à la manière de Bernard Pivot, un <em>Agrostrophe</em>, réunissant quatre auteurs de livres publiés récemment, avec cette année, le philosophe Gaspar König, l’ancien ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, la romancière Anne Berest et un chef d’entreprise Philippe Royer. Enfin sur le stand de l’interprofession Bétail Viandes, est proposé au public un court document <em>L’homme et la vache, une histoire de trois millions d’années</em>, dans lequel le paléoanthropologue Pascal Picq nous retrace ces millénaires de cohabitation entre l’homme et l’auroch. L’on y apprend entre autres choses que le A, première lettre de l’alphabet, symbolise la vache… comme un bel hommage aux absentes de ce salon 2026 !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.denislefevre.fr/deambulation-culturelle-dans-les-allees-du-salon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
