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	<title>Denis Lefevre</title>
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	<description>Écrivain Journaliste</description>
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		<title>La foi en l&#8217;humanité</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 14:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, le journal La Montagne proposait un échange  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Récemment, le journal <em>La Montagne</em> proposait un échange entre André Chassaigne et Jacques Chazalet, animé par le journaliste Dominique Diogon. Le premier, ancien député communiste du Puy-de-Dôme, vient de consacrer plusieurs mois à la rénovation de l’église de son village. L’ancien principal de collège, athée, s’est pris de passion pour le patrimoine religieux du Livradois, avec l’envie d’écrire un livre sur ce thème qui deviendra <em>Cheminement d’un communiste en terre chrétienne</em> (1) dans lequel il explore son parcours et son rapport à la spiritualité. Le second, Jacques Chazalet, moutonnier, ancien vice-président de la FNSEA et protestant, préside le Sommet de l’élevage. Ces deux hommes se connaissent depuis plus de 40 ans. Ils ont épousé deux filles, deux amies, issues de familles catholiques de Palladuc.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous deux se retrouvent dans ce constat que le christianisme et le communisme ont joué un rôle de ciment social, notamment dans les campagnes, malgré l’opposition toute empreinte de respect à la <em>Don Camillo</em> entre le curé en soutane et l’instituteur secrétaire de mairie, qui vote souvent socialiste ou communiste. « Le fait de s’éloigner de la religion et même du PC est une forme de délitement qui, je crois, a été nourri par le consumérisme, le court terme », observe Jacques Chazalet. Il ajoute : « L’humanisme doit primer, avec le respect des uns et des autres ». Si André Chassaigne ne comprend pas qu’on puisse être à la fois croyant et dans le rejet de l’autre, il ne désespère pas pour autant : « Je pense que les consciences évoluent à nouveau vers plus de fraternité. Quand on lit le pape François, c’est un summum, et même le nouveau pape Léon XIV, je pense qu’il est sur la bonne voie. »</p>
<p style="text-align: justify;">Belle leçon de tolérance, que cet échange entre un coco et un parpaillot, en un temps où ces valeurs subissent de violents vents contraires, et qui montre que si tout le monde ne croit pas en Dieu, au moins peut-on croire en l’Homme…</p>
<p>1/ Editions Deborée -184 pages – septembre 2026 – 22 €</p>
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		<title>Les cartes : un enjeu de puissance</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 11:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant que Donald Trump publiait une carte des Amériqu [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant que Donald Trump publiait une carte des Amériques aux couleurs du drapeau des Etats-Unis, après avoir rebaptisé de manière unilatérale le golfe du Mexique et le lac Ontario, et envisagé de donner son nom au détroit d’Ormuz, l’assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution portée par l’Union africaine pour changer notre représentation de la carte du monde et la rendre plus fidèle à la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le XVIème siècle, la projection du cartographe flamand, Gerardus Mercator, domine notre façon de représenter le monde. Si elle respecte les angles et les distances, aspects essentiels à l’époque pour la navigation maritime, elle a l’inconvénient de déformer les superficies. En effet, plus on se rapproche des pôles, plus la superficie est surestimée. Ainsi sur les cartes traditionnelles, la Fédération de Russie (17 ,1 millions de km2) apparaît deux fois plus grande que le continent africain, qui s’étend sur 30 millions de km2. De même, le Groenland semble aussi vaste que l’Afrique, alors que sa superficie réelle est 14 fois plus petite. La nouvelle projection Equal Earth, préconisée désormais par les Nations-Unies et adoptée par la France, s’inspire des travaux du géographe allemand Max Eckert qui donne une image des superficies proches de la réalité, au détriment des distances et des angles. En fait il est impossible de représenter avec précision le globe sur une surface plane.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur fond d’un retour des ambitions impérialistes, les cartes sont plus que jamais un instrument politique. Elles ne sont pas neutres et façonnent nos perceptions. Depuis des années, l’ONG CCFD Terre solidaire diffuse une carte, celle du géographe Peeters, qui, outre qu’elle projette la superficie exacte des pays, renverse la carte plaçant l’hémisphère Nord au Sud et ne met plus l’Europe au centre. C’est particulièrement déstabilisant pour un Européen, mais cela permet de mieux comprendre pourquoi le Vieux Continent n’est plus le centre du monde.</p>
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		<title>Climat : agir sur le long terme</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 11:34:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce fut l’été de tous les excès climatiques : quatre can [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce fut l’été de tous les excès climatiques : quatre canicules, des records de chaleur et d’hectares de forêts calcinés, des rendements agricoles en forte chute. Et quand la pluie tant espérée survient, c’est souvent brutalement. Sans parler des conséquences tragiques, les dégâts humains avec l’augmentation des décès anticipés et la fragilisation de secteurs économiques comme l’agriculture l’habitat, ou la vulnérabilité de la forêt et des milieux naturels&#8230; Face à ces enjeux colossaux et complexes, la réponse des politiques ne semble pas à la hauteur, tentés qu’ils sont d’attendre le retour à des températures normales pour passer à autre chose. A l’adage « gouverner c’est prévoir », attribué à Adolphe Thiers, s’est substitué celui de « gouverner, c’est gérer l’imprévu ». Si cela s’est révélé adapté à la Covid, ça l’est moins pour le changement climatique, tant, depuis des décennies, les climatologues nous avaient alertés. Et l’on constate aujourd’hui qu’ils n’avaient pas surestimé leurs projections, comme on leur en a souvent fait le reproche.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc nous préparer à la récurrence de ces événements climatiques extrêmes. Cela nécessite une vision au long cours, bien au-delà des échéances électorales, pour affiner les stratégies de souveraineté alimentaire, comme la propose l’agro-climatologue et photographe des orages, Serge Zaka. Il est l’un des rares à évoquer cette nouvelle géographie agricole et alimentaire issue du changement climatique. En effet, à chaque degré Celsius supplémentaire, les zones climatiques se déplacent de 160 kilomètres vers le pôle. Ainsi, depuis quelques années, on constate le développement voire le déplacement de certaines cultures de l’Europe de l’Ouest vers l’Europe du Nord Est : la Pologne, l’Ukraine, la Russie… Ce n’est pas un hasard si cette dernière a doublé sa production de blé depuis l’an 2000 et est devenue le premier exportateur mondial, damant le pion aux exportations françaises sur certains marchés du Maghreb et de l’Egypte.</p>
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		<title>De l&#8217;art de (bien) donner à manger</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 11:31:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un précédent ouvrage La démocratie dans les champs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un précédent ouvrage <em>La démocratie dans les champs</em> (2016), la philosophe Joëlle Zask montrait comment l’art de cultiver apprenait la démocratie. Avec son nouveau livre <em>Donner à manger : politique d’un geste ordinaire</em> (1), elle montre combien l’acte de donner à manger est une composante essentielle de la vie sociale : « Tout par de là, ou devrait en partie. De fait, une bonne société, souligne l’auteure, se construit sur les réponses qu’elle apporte à la nourriture. »</p>
<p style="text-align: justify;">Avec plus de la moitié de l’humanité qui se trouve soit en insécurité alimentaire, soit en excès de poids, l’histoire montre que l’on n’a pas su faire. Et l’auteure de s’en prendre à ce contrat social, qui remonte aux origines de la politique, stipulant que le prince doit veiller à la subsistance de ses sujets, &#8211; le meilleur moyen de rendre le peuple docile et dépendant -, comme le fameux du « pain et des jeux » sous la Rome antique ! De même, à l’égard des populations en précarité, elle souligne le caractère souvent humiliant de la charité qui maintient le donataire en situation de grande dépendance, contrastant avec l’image de soi valorisante du donateur. Elle préfère le glanage qui reposait sur un droit communautaire du partage et rendait le glaneur acteur. « Autrefois, précise Joëlle Zask, il arrivait que l’usage de la faux soit interdit au profit d’une récolte à la faucille, pour que la part laissée aux pauvres soit plus abondante. »</p>
<p style="text-align: justify;">De la maman qui allaite son bébé à l’auxiliaire de vie qui tente de redonner envie de manger à une personne en perte d’autonomie, l’auteure nous montre que « nourrir, c’est faire grandir et c’est aussi grandir soi-même ». L’enjeu étant de rendre la personne actrice de sa nourriture, à l’image de ces écoliers japonais qui participent à la préparation du repas, mangent dans la salle de classe, en même temps qu’ils étudient l’origine et l’histoire des aliments, la manière de les cultiver et de les cuisiner…</p>
<p>1/ Edition Premier Parallèle – mars 2026 – 205 pages &#8211; 17 €</p>
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		<title>La malédiction des matières premières</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 15:53:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Un séjour de deux semaines à Kinshasa, capitale de la R [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un séjour de deux semaines à Kinshasa, capitale de la RDC (République Démocratique du Congo), ville bouillonnante de monde, de véhicules, de poussière et de pollution, qui concentre 18 millions d’habitants et s’étend d’est en ouest sur plus de 80 kilomètres, donne une image contrastée de ce très riche pays en ressources minérales (1<sup>er</sup> producteur mondial de cuivre et de cobalt&#8230;), forestières (55 % de la forêt africaine), hydrologiques (grâce au fleuve Congo), agricoles, et qui fait quatre fois la superficie de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">L’agriculture, qui occupe 70 % de la population active, a stagné depuis l’indépendance en 1960 de cette ancienne colonie belge, propriété du roi Léopold. Seul 10 % du potentiel de terres arables qui pourrait atteindre 80 millions d’hectares, est exploité. Le pays (3<sup>ème</sup> producteur mondial de manioc et premier pour la banane plantain), qui est considéré comme le deuxième pays au monde derrière le Brésil pour son potentiel agricole, dépend à hauteur de 80 % de l’étranger pour son approvisionnement alimentaire. La RDC est derrière le Yémen, le pays le plus touché par l’insécurité alimentaire, qui concerne plus de 70 % de la population. A l’origine de ce paradoxe, il y a cette guerre récurrente depuis plus de trois décennies menées par des milices soutenus par le Rwanda, qui a fait plus de victimes que la Seconde guerre mondiale et a occasionné d’importants déplacements de population, mais aussi des infrastructures en particulier routières dégradées, un accès au crédit inexistant, des services sociaux insuffisants, à quoi s’ajoutent une mauvaise gouvernance, la corruption, et désormais l’épidémie d’Ebola.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation que les économistes ont qualifié dans les années 1960 de malédiction des matières premières, en constatant que les pays en développement dotés d’abondantes ressources minérales affichent souvent de moins bonnes performances économiques avec une gouvernance qui repose essentiellement sur l’économie de rente. Certains pays ont pu échapper à cette malédiction, mais pas la RDC.</p>
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		<title>La saga des cartes routières</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 15:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains objets disent beaucoup d’une époque. C’est le  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Certains objets disent beaucoup d’une époque. C’est le cas de la carte routière, tant elle témoigne de l’évolution de nos modes de vie durant plus d’un siècle, comme le décrit dans <em>La France à la carte</em> (1) le journaliste Jean-Claude Raspiengas, pour qui « ouvrir une carte routière, c’est d’un seul coup d’œil nouer le présent avec le passé, la géographie avec l’histoire ». Tout commence par le pneu, à la fin du XIXème siècle avec la découverte par Michelin du pneu à air, plus performant, d’abord destiné aux vélocipèdes, qui seront détrônés cinquante ans plus tard par l’automobile. C’est d’ailleurs en 1905, à l’occasion d’une course en Auvergne que Michelin édite sa première carte routière. Il faudra une trentaine d’années pour cartographier l’ensemble de l’Hexagone. Entre temps, la firme clermontoise invente le pliage en accordéon, innove et multiplie les produits dérivés pour inciter les Français à se déplacer et donc à acheter des pneus. Cinq ans plus tôt, elle avait sorti son premier guide rouge (gastronomique), distribuant gratuitement 1 300 000 exemplaires jusqu’en 1912. Les exemplaires de la première édition atteignent des sommes records (près de 30 000 €) lors de ventes aux enchères. Puis en 1926, elle publie les premiers guides verts (tourisme).</p>
<p style="text-align: justify;">La carte routière est un produit complexe à concevoir alliant précision et rigueur, et devant sans cesse s’adapter. Les cartographes qui font penser à ces moines copistes du Moyen-Age, produisent quasiment une œuvre d’art, qui, avec le très connu Bibendum, contribue à la notoriété de l’entreprise : troisième marque la plus citée dans le monde en 1994 après Coca Cola et Mc Donalds. Depuis la concurrence, avec notamment le Guide du Routard et le Gault et Millau, mais surtout l’arrivée du digital ont changé la donne. Les cartes se vendent moins (1,2 million de cartes aujourd’hui contre 20 millions en 1990). Le GPS a substitué le temps à la distance, au prix de notre liberté, celle d’emprunter les chemins de traverse à la découverte de coins méconnus. « Nous vivons désormais, constate l’auteur, dans une nouvelle réalité. La carte est devenue le territoire. »</p>
<p>1/ La France à la carte – Equateurs – 22 € &#8211; 320 pages – juin 2026</p>
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		<title>Le pire n&#8217;est pas certain</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 16:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est un véritable antidote à l’éco anxiété que nous pr [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est un véritable antidote à l’éco anxiété que nous propose la géographe, Magali Reghezza-Zitt dans son livre <em>Bienvenue en 2055</em> (1). Première année où, selon l’auteure, nous cessons d’émettre plus de CO2 que les océans, les forêts, les prairies n’en absorbent, engendrant une stabilisation du réchauffement climatique. Oh tout n’a pas été facile, et les transitions ont été parfois douloureuses. Les canicules sont récurrentes atteignant parfois 50° à l’ombre, &#8211; c’est le prix à payer de notre inaction passée -. Mais l’on a évité le pire avec une augmentation de la température moyenne en France stabilisée à + 2,2° C depuis 1830, début de la révolution industrielle, plutôt qu’au-delà de l’enfer des 4° C.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plastique a disparu, tout comme les aliments ultra-transformés, et les coraux des abysses. L’on s’habille avec des vêtements en fibres naturelles, l’on mange moins de viande (mais de meilleure qualité) et l’on fait plus de vélo. Comme dans les années 1960, l’agriculture a vécu une nouvelle révolution, combinant à des degrés divers, selon les régions, technologies nouvelles et principes agronomiques plus en phase avec le fonctionnement des écosystèmes. Les agriculteurs, plus nombreux qu’il y a trente ans, gagnent mieux leur vie. Les fermes sont devenues autonomes en carbone et en eau, et gèrent la plupart de leurs déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus globalement, pour réussir à stabiliser le réchauffement, il a fallu réorganiser nos sociétés, le monde du travail et la vie des entreprises, refonder le système éducatif élargi à toute la vie active, répartir équitablement l’effort en réinventant un contrat social, faire évoluer nos standards de vie, sans renoncer ni au progrès ni au confort. « Je ne suis pas devenue une amish », s’amuse l’auteure qui ajoute : « Nous avons compris que le moins n’était pas l’ennemi du mieux, que ralentir ne signifie pas régresser, qu’une consommation raisonnable et raisonnée n’est synonyme ni d’austérité ni de récession. »</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut lire, sans modération, cette fiction scientifique, &#8211; qui explique en termes simples la complexité des enjeux -, et pour constater qu’il n’est pas trop tard et que le pire n’est pas certain…</p>
<p>1/ Bienvenue en 2055 dans un monde neutre en carbone – Le Seuil – mai 2026 – 21,50 €</p>
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		<title>La sécheresse de 1976</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 16:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était il y a 50 ans : on suffoquait déjà avec cette s [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’était il y a 50 ans : on suffoquait déjà avec cette sécheresse mémorable par sa durée (neuf mois) doublée de deux épisodes caniculaires. Dès décembre 1975, malgré des vagues de froid intense, le déficit pluviométrique se creuse au fil des mois pour atteindre 60 % au cœur de l’été au nord d’une ligne Bordeaux-Metz. La cause : les anticyclones des Açores et de Sibérie qui font barrage aux précipitations.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le mois de mai le mercure s’envole, avec La Rochelle qui bat un record de chaleur (28°). En juin, il fait 34° à Paris et à Londres. En juillet le thermomètre atteint les 38° à Arcachon. La Loire est quasiment à sec à Tours, et plus de 100 000 hectares de forêts vont brûler durant l’été. Les récoltes sont compromises. Les prix des fruits et des légumes s’enflamment. Le fourrage manque. L’armée et la SNCF sont mobilisées pour transférer des fourrages du Sud (dans les régions méditerranéennes, l’été 1976 est plus humide que d’habitude) vers la moitié Nord de la France. Malgré tout, des éleveurs laitiers sont contraints de faire abattre des vaches. Des prêtres organisent des processions pour implorer le Ciel. En août, le gouvernement décide d’un déblocage de 2,2 milliards de francs, financé par un impôt sécheresse. Une décision qui ne contentera personne : ni les agriculteurs qui considèrent l’aide dérisoire par rapport aux dégâts subis, ni les contribuables qui ont vu leur taux d’imposition croître&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">A l’automne, avec le retour des pluies, les experts évoquent la sécheresse du siècle, le précédent épisode datait de 1893. On connaît la suite avec ce nouvel acteur qui entre en jeu : le changement climatique, et cette succession de sécheresses et de canicules, qui n’ont plus rien d’exceptionnelles. Curieusement en juin 1976, s’inspirant d’avis de climatologues et d’un rapport de la CIA, l’hebdomadaire <em>Paris-Match</em> publie une enquête : « La sécheresse ? vers une nouvelle période glaciaire ».</p>
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		<title>Marc Bloch, un ruraliste au Panthéon</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 16:34:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier historien à faire son entrée au Panthéon, Marc  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Premier historien à faire son entrée au Panthéon, Marc Bloch, né en 1886, est surtout connu pour son livre <em>L’Etrange défaite</em>, dans lequel il analysait les causes de la débâcle de 1940. Le valeureux combattant de la Première guerre mondiale qui s’était engagé en 1943 dans la Résistance, sera arrêté par la Gestapo, torturé par Barbie à la prison de Montluc, puis fusillé le 16 juin 1944. Mais ce n’est pas seulement le héros des deux guerres qui sera honoré 82 ans plus tard ; c’est aussi l’historien qui a révolutionné sa discipline. En 1929, ce médiéviste avait créé les <em>Annales d’histoire économique et sociale</em> avec son collègue et ami Lucien Febvre. Revue qui fera école. Rompant avec l’histoire événementielle, elle prône l’histoire longue, qui ne se contente pas des aspects politiques, militaires ou diplomatiques, entendant restituer dans leur globalité les sociétés passées, ouvrant l’histoire à d’autres sciences sociales, et l’interrogeant à partir des questionnements du présent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cet esprit que l’auteur des <em>Rois thaumaturges</em> et de <em>La Société féodale</em> lance en 1929 une vaste enquête collective sur les cadastres. Deux ans plus tard, il publie <em>Les Caractères originaux de l’histoire rurale française</em>, ouvrage pionnier et majeur, qui mêle, du néolithique à la Révolution française, l’étude des techniques agraires, l’observation des différentes formes d’occupation des sols et l’analyse des rapports sociaux. Il avait scruté les différentes formes de paysages agraires : champs ouverts au nord de la Loire, marqué par une forte mentalité collective, bocage dans l’Ouest, avec longtemps la survivance de la propriété nobiliaire, et campagnes méditerranéennes ouvertes mais aux champs irréguliers. Jusqu’en 1943, il publiera de nombreuses études sur l’histoire agraire. A la fin de son livre, il avait souligné combien le passé commande le présent : « Car, écrit-il, il n’est pas un trait de la physionomie rurale de la France d’aujourd’hui dont l’exploitation ne doive pas être recherchée dans une évolution dont les racines plongent dans la nuit des temps. »</p>
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		<title>Transhumances en péril ?</title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2026 11:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors du dernier salon de l’Agriculture, le CIRAD (1) et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lors du dernier salon de l’Agriculture, le CIRAD (1) et l’AFD (2) proposaient aux visiteurs une exposition immersive à travers de courts films (3) sur différentes formes de transhumances. L’on suivait, comme si l’on y était, l’itinérance des familles d’éleveurs et de leurs troupeaux des steppes mongoles aux plateaux andins d’Argentine en passant par les pâturages sahéliens du Tchad et du Sénégal et les prés d’altitude du Mercantour. Images de paysages sublimes, même dans leur aridité, et portraits de personnages attachants nous font découvrir, en cette Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, voulue par les Nations-Unies, ce monde trop souvent perçu comme un vestige du passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant le pastoralisme fait vivre aujourd’hui plus de 200 millions de personnes (un tiers des éleveurs dans le monde) et leurs familles. Ils élèvent un milliard d’animaux (10 % de la production de viandes) dans une centaine de pays sur des zones peu propices aux cultures comme les steppes, les savanes, les prairies d’altitude, les forêts, les toundras, soit 54 % de la surface terrestre qu’ils mettent en valeur. Ces communautés pastorales ont inventé un modèle de cohabitation harmonieux entre humains, animaux et espaces naturels. Ils ont su développer des savoirs et des pratiques adaptés aux zones difficiles, produisant lait et viande à faible coût mais aussi laines, cuirs, peaux, cosmétiques comme les laits de chamelle et d’ânesse, jouant un rôle dans la prévention des catastrophes naturelles et maintenant un équilibre écologique. L’élevage pastoral n’émet que 17 kilos de CO2 par kilo de viande contre 46 kilos en moyenne mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, entre risques sanitaires, pression foncière et changement climatique, l’avenir de ces communautés pastorales, qui, durant les siècles passés, ont fait preuve d’une résilience hors du commun, est incertain. Une situation qui suscite l’inquiétude des autorités puisque le pastoralisme sera à l’ordre du jour de la prochaine COP31 qui se tiendra en novembre à Antalya en Turquie.</p>
<p>1/ la recherche agronomique pour le développement ; 2/ Agence française pour le développement ; 3. Site web de l’exposition : <a href="https://transhumances360.org">https://transhumances360.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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