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	<title>Denis Lefevre</title>
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	<description>Écrivain Journaliste</description>
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		<title>Vivons heureux, vivons cachés&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:43:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est un voyage en terre inconnue, que nous proposent d [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est un voyage en terre inconnue, que nous proposent deux journalistes britanniques, spécialistes des matières premières, Javier Blas et Jack Farchy, dans <em>Un monde à vendre</em> (1), livre qui se lit comme un roman policier, tant ces discrètes maisons de courtage qui dominent le négoce du pétrole, des produits agricoles et des métaux, ont cultivé l’art du secret. Derniers aventuriers du capitalisme sauvage mondialisé, selon les auteurs, ces sociétés se sont adaptées à toutes les mutations des dernières décennies : de la chute de l’Union Soviétique à l’émergence de la Chine, en passant par la financiarisation de l’économie mondiale. Puissances financières, elles sont devenues acteurs politiques, distribuant quelques largesses à des Etats défaillants (mais riches en ressources) comme la Jamaïque, le Tchad, le Congo, le Kurdistan… travaillant aussi bien avec le Chili de Pinochet que le Nicaragua d’Ortega, échangeant avec Castro du lait en poudre contre des cigares de La Havane.</p>
<p style="text-align: justify;">Adeptes de coups, comme des cowboys sans foi ni loi avec pour seule boussole, l’argent, elles ont contourné sanctions et embargos, comme au plus fort de la guerre froide, lorsqu’elles ont vendu des céréales du Midwest à l’Union soviétique, malgré l’embargo américain, ou lorsqu’elles ont aidé Sadam Hussein à vendre son pétrole, malgré les sanctions internationales. Dans les années 1990, les traders ont appris aux futurs oligarques russes à exporter leurs produits, ce qui leur a permis de racheter de larges pans de l’économie russe, confortant ainsi le pouvoir de Poutine. A la fin des années 2000, alors que l’économie mondiale connaissait l’une des pires récessions, elles ont gagné énormément d’argent, en spéculant sur la flambée puis la chute des cours des céréales, occasionnant des famines. Depuis la lutte contre la corruption, le retour du protectionnisme et un marché plus fragmenté ont changé la donne. Signe des temps, Cargill, leader dans le négoce agricole, gagne désormais plus d’argent dans la transformation des produits agricoles que dans les activités de négoce…</p>
<p>1/ Un monde à vendre, la saga des traders de matières premières – Novice – août 2025- 462 pages – 22,90 €.</p>
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		<title>Le soja, au cœur des tensions géopolitiques</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment où se conclut l’accord du Mercosur, je vous c [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au moment où se conclut l’accord du Mercosur, je vous conseille la lecture de <em>Géopolitique du soja</em> (1). L’auteur, Olivier Antoine, nous montre comment cette légumineuse est devenue une plante stratégique pour la sécurité alimentaire. Longtemps cantonné en Chine, le soja voit son destin basculer lorsqu’en 1931, après l’invasion de la Mandchourie par le Japon, les Américains décident de produire le soja dont ils ont besoin. La graine riche en protéines s’intègre fort bien au modèle agricole américain structuré autour du duo mais/soja, que les Etats-Unis exportent à l’Europe, les accords du GATT en 1964 autorisant l’accès au soja américain. Les Etats-Unis deviennent hégémoniques, du moins jusqu’en 1973, lorsqu’à la suite d’une sécheresse, les cours quadruplent et les éleveurs européens découvrent leur dépendance, après l’embargo décidé par Washington. L’Europe doit alors diversifier son approvisionnement auprès du Brésil, puis de l’Argentine et du Paraguay (tous trois membres du Mercosur).</p>
<p style="text-align: justify;">La géopolitique du soja est aujourd’hui très concentrée : Mercosur et Etats-Unis comme exportateurs, Chine et Union européenne comme importateurs. Pékin organisant sa dépendance en l’encadrant par des relations bilatérales fortes et en investissant dans la logistique, tandis que Bruxelles qui, ne contrôlant ni la production, ni les flux, rencontre des difficultés pour imposer ses normes (éthiques, environnementales et sanitaires). Quant à l’Amérique latine, son modèle agricole intensif rencontre ses limites (déforestation, dégradation des sols, biodiversité, inégalités sociales, santé publique…), dans un monde qui a toutefois bien des difficultés à trouver des alternatives au soja… « Le soja, écrit l’auteur, dit quelque chose de notre époque, celle d’un monde globalisé où la guerre n’est plus seulement celle du blé et du pétrole, mais aussi celle des protéines ». D’ailleurs, dès son retour au pouvoir, en 1973, le président argentin, Péron, avait vu juste, déclarant : « La guerre des protéines a commencé ».</p>
<p style="text-align: justify;">1/ Géopolitique du soja – Armand Colin – 217 pages – septembre 2025 – 23,90 €</p>
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		<title>L&#8217;Ane, du mépris à la reconnaissance</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:39:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Un coup cœur en ces temps de fêtes, avec la parution du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un coup cœur en ces temps de fêtes, avec la parution du livre <em>L’âne, une histoire culturelle,</em> (1) de l’historien médiéviste, Michel Pastoureau, spécialiste entre autres de l’histoire des couleurs et des animaux. Domestiqué au sixième millénaire en Nubie (entre Egypte et Somalie), l’âne s’est répandu au Proche-Orient et en Asie Mineure. Cette bête de somme qui rend de nombreux services est alors considérée comme un bienfait pour les peuples de l’Antiquité. Il mange peu, est peu exigeant et donc ne coûte pas cher ; il supporte la fatigue, la faim, et parfois l’incurie de ses maîtres. De tous les grands animaux, c’est lui qui approchera Jésus au plus près : de la nativité à l’entrée à Jérusalem en passant par la fuite en Egypte, alors qu’il est méprisé sous la Rome antique, considéré comme laid, lent, paresseux, indocile, têtu, lubrique, sale, infidèle… Il symbolise la paresse. Le bonnet d’ânes à longues oreilles est considéré comme un attribut de la sottise. Dans l’Occident chrétien, il souffre de sa comparaison avec le cheval et ses vices l’emportent sur ses vertus. Il faudra attendre le XVIIIème siècle pour qu’un regard plus compatissant s’impose.  Des auteurs trouvent injuste cette sale réputation à l’égard d’un animal qui rend de si grands services.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le cas notamment de Buffon, pour qui « <em>l’âne est un âne… pas un cheval dégénéré ni un cheval au rabais</em> ». Au siècle dernier, il aide la laitière à transporter le lait. Dans les régions de montagne, il se fait facteur, il assure le ravitaillement les poilus sur le front lors de la Première guerre mondiale… Depuis il est la vedette de bon nombre de livres de jeunesse (Cadichon, l’âne de la comtesse de Ségur), et s’impose dans la littérature, accompagnant Victor Hugo à travers la légende des siècles et Robert-Louis Stevenson dans les Cévennes. Il s’incruste aussi en politique, devient l’emblème du Parti démocrate américain, face à l’éléphant républicain. De nos jours, il fait la joie des enfants et symbolise le retour à la campagne. Belle revanche de l’Histoire !</p>
<p style="text-align: justify;">1/ Le Seuil – 22,90 €</p>
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		<title>Le retour de Méline ?</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:38:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans doute 2025 apparaîtra dans les livres d’histoire c [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sans doute 2025 apparaîtra dans les livres d’histoire comme l’année de la fin du multilatéralisme et du retour en force des intérêts économiques nationaux, après la brutale augmentation des droits de douane imposée par Donald Trump. C’est aussi la fin d’un cycle amorcé dès la fin de la Seconde Guerre mondiale avec comme point d’orgue en 2001 l’adhésion de la Chine à l’OMC, considérée à l’époque (mais à tort au vu du contexte actuel) comme la victoire définitive du libre-échange.</p>
<p style="text-align: justify;">Clin d’œil de l’histoire, la France commémore en ce mois de décembre le 150<sup>ème</sup> anniversaire de la mort de Jules Méline, symbole du protectionnisme. L’avocat et député des Vosges, qui fut l’un des premiers titulaires du ministère de l’Agriculture, par ailleurs inventeur du Mérite agricole, promoteur des Sociétés locales de crédit agricole et des écoles pratiques d’agriculture, avait proposé en 1892 de rétablir des droits de douane élevés sur les produits agricoles et industriels, puis, comme président du Conseil, il avait mis en place en 1896 la loi du Cadenas, qui imposait en cas de surproduction des droits de douane sur les importations de céréales, de vins et de viande. Ces mesures mettaient fin au libre-échange, amorcé sous le Second Empire. A l’époque, les pays européens subissaient la rude concurrence des produits venus des pays neufs, comme les Etats-Unis. La politique menée par Méline, apôtre du retour à la terre, suscitera bien des controverses. Ses opposants considéraient qu’elle avait retardé la modernisation de l’agriculture française. Ses soutiens pensaient qu’elle l’avait sauvée. Toujours est-il que par la suite la France connaîtra un essor remarquable de son économie.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui la situation est bien différente. L’économie est mondialisée et totalement intégrée. Et Trump n’est pas Méline. Mais entre les débats du Mercosur, la montée en puissance de l’économie chinoise et de sa brutale force exportatrice face à l’incroyable naïveté des Européens, les thèses « mélinistes » reprennent vigueur.</p>
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		<title>Ces machines qui ont transformé le rapport à la terre&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu’à présent, la mécanisation des campagnes, pourtan [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jusqu’à présent, la mécanisation des campagnes, pourtant l’un des leviers essentiels de la modernisation de l’agriculture, avait été peu abordée dans le cadre des sciences sociales. L’oubli est réparé avec la publication de <em>Comment les machines ont pris la terre</em>, ouvrage [1] qui rassemble les contributions de 25 chercheurs, sociologues, économistes, historiens… pour mieux comprendre l’histoire longue et les transformations actuelles du machinisme agricole.</p>
<p style="text-align: justify;">Un chiffre témoigne de l’ampleur des bouleversements : chaque actif agricole dispose aujourd’hui en tracteurs de 400 fois plus de puissance qu’en 1946. Le mouvement s’engage dès la fin de la Seconde guerre mondiale, d’abord lentement, les animaux de trait résistent, avant de s’accélérer dans les décennies suivantes, avec les politiques d’incitation fiscale, et jusqu’en 1973, un cours du pétrole bas, mais au prix souvent du suréquipement et de l’endettement. Au point que déjà, en 1955, l’APCA s’inquiète de la vulnérabilité des petites et moyennes exploitations. Cette mécanisation qui fait l’objet d’un consensus, entraîne la spécialisation et l’agrandissement des exploitations, le remembrement du foncier et la chute des actifs, bouleversant la division du travail, notamment selon le genre. Ainsi le tracteur est essentiellement l’affaire des hommes. Analysant les publicités dans la presse agricole, les auteurs constatent « un discours faisant du tracteur un moyen d’exalter la masculinité de l’agriculteur, comme une réponse aux représentations dévalorisantes des paysans ».</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’élevage, les auteurs constatent que cette mécanisation n&rsquo;a pas fait baisser le temps de travail des éleveurs. C’est d’ailleurs le cas des robots de traite qui, s’ils n’imposent plus la rigidité des horaires de traite, ne diminuent pas pour autant la charge de travail et rendent plus poreuse la frontière entre travail et hors travail. Une porosité qui s’accentue avec le développement des technologies numériques !</p>
<p style="text-align: justify;">1/ Comment les machines ont pris la terre – enquêtes sur la mécanisation de l’agriculture et ses conséquences – ENS Editions – 2025 &#8211; 352 pages – 34 €.</p>
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		<title>Regard sur trois décennies de vie publique</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est rare que des acteurs de la vie politique, social [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est rare que des acteurs de la vie politique, sociale et économique osent un regard critique sur l’action publique des trois dernières décennies, auxquelles ils ont été plus ou moins associés. C’est le cas de l’économiste social-démocrate, Jean Pisani-Ferry, 74 ans, et de l’homme politique centriste, Jean-Louis Bourlanges, 79 ans, qui ont dressé à deux jours d’intervalle (et sans se concerter), un constat sévère dans deux discours que le journal <em>Le Monde</em> (20 septembre) a publiés. Jean Pisani-Ferry, avocat de l’économie ouverte, de l’intégration européenne et de la transition écologique, y constate la régression sur ces trois chantiers d’ampleur (d’ailleurs au cœur de la question agricole), que sont le climat, « devenu un gros mot », l’échec de l’Europe comme puissance géopolitique et une mondialisation dont on n’a pas anticipé l’ampleur du choc qu’elle allait induire dans les pays avancés. « La question de l’équité doit être centrale », souligne Jean Pisani-Ferry qui explique cette situation par un manque de courage politique, soulignant aussi la responsabilité des économistes qui ont sous-estimé les conséquences sociales et territoriales de nos choix collectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Même son de cloche de la part de Jean-Louis Bourlanges, ancien président de la commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale : « Quand je regarde ce qui n’a pas marché au cours des trente dernières années, je vois au fond des choses une crise de toutes les solidarités…Nous avons laissé creuser toutes les fractures : territoriales, générationnelles, écologiques et de genre. Nous n’avons su ni réunir, ni transmettre, ni investir ». Il considère que les hommes et les femmes de son temps, celui de la fin de la guerre froide et du multilatéralisme, n’ont pas été à la hauteur de l’héritage des reconstructeurs de la France après la Seconde guerre mondiale. Et l’ancien député d’en appeler à la génération de ses petits-enfants à prendre exemple sur la génération qui a précédé la sienne, et de faire mieux, de voir plus loin, de penser plus juste, et d’être plus forts. A bon entendeur !</p>
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		<title>Installations : la complexe relève des générations &#8211; Chronique 12 &#8211; Les 80 ans de La France Agricole</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:32:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[A partir des années 2000, La France agricole va multipl [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A partir des années 2000, <em>La France agricole</em> va multiplier les dossiers devant l’écart qui s’accentue entre départs à la retraite et installations de jeunes agriculteurs.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’érosion humaine, titre d’un édito de <em>La France agricole</em> (30 mars 1961) résume bien l’état d’esprit de l’époque. « Il faut chercher, écrit l’éditorialiste, si le bien supérieur du pays exige vraiment qu’on continue à orienter vers le surpeuplement des villes et peut-être vers le chômage de paysans ». A l’époque, le commissaire européen à l’Agriculture, Sicco Mansholt, vient de déclarer que 8 millions de paysans européens doivent se préparent à quitter leurs exploitations dans les 15 prochaines années. On connaît la suite…</p>
<p style="text-align: justify;">A partir des années 2000, la FA multiplie dossiers et reportages sur ce thème : De « Installation – des chiffres alarmants » (14 janvier 2000) à cette enquête (21 février 2020) qui tire la sonnette d’alarme : « 50 % des chefs d’exploitations vont prendre leur retraite d’ici dix ans. Ce qui représente à très court terme 120 000 départs par an : des chiffres vertigineux au regard du nombre d’installations ». Le défi vaut aussi pour toute l’Europe (8 janvier 2021) où 58 % des exploitations sont gérées par des plus de 55 ans. Mais le chemin pour assurer la relève est truffé d’embûches, comme le note Yvon Herry (11 janvier 2008) : « Pour s’installer, il faut d’abord avoir un vrai projet et pour y croire le jeune doit trouver dans son métier de véritables perspectives ». Sans oublier, le poids du foncier : dans le dossier  « Installation &#8211; alléger le fardeau » (10 décembre 2010), la FA estime que « La terre, denrée rare et gâteau de plus en plus convoité, vaut bien une politique ».</p>
<p style="text-align: justify;">Durant ces deux dernières décennies, la FA présente des initiatives pour faciliter les installations, avec l’arrivée de nouveaux acteurs : investisseurs privés comme Terre de liens, collectivités locales, Régions, coopératives… Dans le même temps, la FA souligne la diversité des repreneurs : ceux qui ne sont pas issus du milieu agricole (24 septembre 2021), comme cette assistante vétérinaire qui confie (4 mars 2005) : « Entre ma démission et mon installation, j’ai perdu trois ans de cotisations retraite, mais je n’ai aucun regret » ; ceux qui jouent la carte de la pluriactivité, « un réel levier de développement et d’épanouissement » (25 février 2022) ; ceux qui se sont installés à plus de 40 ans (13 mai 2022) ;  les voisins européens, tel cet éleveur néerlandais pour qui « venir en France, c’est pouvoir s’agrandir » (10 janvier 2020), ou encore ceux qui s’installent en collectif (28 juillet 2023), à condition, souligne l’article, que « le projet soit bien accompagné pour que la cohésion du groupe perdure ». Trait commun de tous ces articles : ne pas baisser les bras !</p>
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		<title>Changement climatique : l’agriculture apparaît en première ligne &#8211; Chronique 11 &#8211; 80 ans de La France Agricole</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que s’engage à Belém au Brésil la COP 30, l’occas [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que s’engage à Belém au Brésil la COP 30, l’occasion de revenir sur quatre décennies marquées par une succession de crises climatiques extrêmes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vingt ans après la conférence de Stockholm de 1972 qui place la question écologique au cœur des préoccupations internationales, se réunit à Rio un nouveau Sommet de la Terre. Dans son édito (12/06/1992), Jean-François Colomer s’inquiète « du faible cas réservé au problème de la faim dans le monde ». Par la suite la question climatique ne suscitera guère l’intérêt de la société et donc des médias. Il faudra attendre le milieu des années 2000. La FA (23/09/2005) y consacre un dossier <em>Le climat qui va changer</em>, soulignant l’atout de la biomasse, idéale pour produire des énergies renouvelables. Suit un autre dossier :  <em>Les plantes et les insectes désorientés</em> (05/01/2007) où sont analysées les conséquences du changement climatique sur les cultures et les prairies. Fin 2007, alors que se négocie le Grenelle de l’environnement, l’éditorialiste Yvon Herry déplore la faible prise en compte de la voix des paysans : « On ne peut pas créer une dynamique positive en imposant des mesures compliquées, contraignantes ou vécues comme venu d’en haut ».</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite la succession des rapports du GIEC qui, régulièrement, constatent une aggravation de la situation, en même temps que la récurrence des phénomènes climatiques extrêmes, la FA multiplie les dossiers sur ce thème (une quinzaine entre 2020 et 2024) : de l’enquête <em>Marché des grains, le changement climatique rebat les cartes</em> (16/10/2020) qui voit les pays de la Mer Noire et les zones les plus septentrionales sortir gagnants au détriment de l’Union Européenne, des Etats-Unis et de l’Australie, à ce dossier de 21 pages <em>S’adapter aux à-coups climatiques de l’eau</em> (20/12/2024), qui donne des pistes pour améliorer notre résilience à cette succession de sécheresses et d’inondations. Une large place est consacrée aux témoignages d’agriculteurs et d’éleveurs qui s’investissent dans des pratiques vertueuses. Ainsi l’on découvre que des éleveurs du Massif central ont remis au goût du jour une tradition ancestrale, celle d’utiliser les branches de frênes pour faire face au manque de fourrages. Durant ces années, la FA a recueilli les avis de nombreux experts, du météorologiste Louis Bodin au député européen Pascal Canfin, en passant par Jean-Marc Jancovici (Shift Project), ou encore Sébastien Abis (Club Demeter). Ce dernier montrait (FA 03/05/2024) l’ampleur de l’équation à résoudre « entre une intensification de la sécurité alimentaire mondiale, comme jamais vu dans le passé et une décroissance des émissions de carbone sans précédent ». Une brève synthèse pour résumer quatre décennies de négociations climatiques !</p>
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		<title>1992 : L&#8217;électrochoc de la réforme de la PAC &#8211; Chronique 10 &#8211; 80 ans de la France Agricole</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[La réforme Mc Sharry va accroître le désamour des agric [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La réforme Mc Sharry va accroître le désamour des agriculteurs envers la construction européenne.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Début 1991, la FA titre en couverture <em>La fin des protections</em>. Dans ce numéro (3/1/1991), Denis Badré, alors directeur de l’APCA, résume l’état d’esprit de l’époque : « Tout est possible et dans tous les sens, nous sommes à l’année-zéro d’une nouvelle mutation de l’agriculture. » L’Europe, sous la pression des Américains lors des négociations du GATT, est acculée à réformer la PAC. Dans son édito (12/7/1991), titré <em>PAC à trac</em>, Jean-François Colomer écrit : « On nous propose tout simplement de changer les règles du jeu. Il y a de quoi avoir le trac. » Un sondage (FA 25/10/1991) estime que neuf agriculteurs sur dix considèrent comme négatif le bilan de la PAC, témoignant ainsi que la construction européenne n’a plus la côte auprès des agriculteurs. Dans son édito (15/4/1991), Edouard de Frotté s’inquiète : « Il y aura des survivants. Mais combien et dans quel état ? ». Tout au long de l’année 1992, La FA multiplie les couvertures : « <em>PAC, champ libre à la réforme</em> », « <em>Jachère : pour ou contre</em> », « <em>La PAC en suspens</em> », « <em>L’Europe verte dérape</em> », « <em>La PAC explose</em> », avec ce sous-titre : « En proposant de remplacer le soutien aux produits par des aides directes, Bruxelles va transformer les agriculteurs en assistés permanents. »</p>
<p style="text-align: justify;">Après l’accord, la FA propose un numéro spécial PAC (10/7/1992) de 42 pages, dans lequel elle analyse les conséquences de la réforme sur les différentes filières et donne la parole à des experts, dont le sociologue Bertrand Hervieu, qui constate que la nouvelle PAC ne suffira pas à combattre les tendances lourdes que le monde agricole subit : concentration et délocalisation de la production, rupture du lien avec les territoires. Il ajoute : « On est resté enfermé dans une problématique de production et de volumes sans greffer des objectifs positifs pour le métier d’agriculteur… Il y a là une véritable révolution intellectuelle à opérer. »</p>
<p style="text-align: justify;">La réforme de la PAC aura des effets sur le vote agricole lors du référendum de Maastricht, prévoit E de Frotté (FA/18/9/1992)  : « Bruxelles risque de subir un effet boomerang : « assez de technocrates ! ». Pourtant il faut reconnaître que la réforme de la PAC et Maastricht ne sont pas la même chose. » 62 % des agriculteurs voteront contre le traité qui voit le oui l’emporter avec 51 % des suffrages. Ce qui amène JF Colomer (25/9/1992) à noter que ce « vote d’avertissement (de la part du monde agricole) est aussi une forme d’appel au secours ». Aussi craint-il de voir se creuser un fossé de plus en plus grand entre le monde urbain et celui des campagnes. Trente-trois ans plus tard, les réformes se sont succédé et le fossé semble loin d’être comblé…</p>
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		<title>L’agriculture dans la mondialisation &#8211; Chronique 9 &#8211; 80 ans de La France Agricole</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 12:49:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Denis Lefevre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La France Agricole]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Depuis les années 1980, nous sommes passés du li [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Depuis les années 1980, nous sommes passés du libre-échange à tout crin à l’exacerbation des protectionnismes, tous deux suscitant bien des incertitudes sur les marchés agricoles.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">C’est avec le cycle des négociations de l’Uruguay-Round, amorcée en septembre 1986 à Punta Del Este, que l’agriculture entrait de plain-pied dans le champ de la mondialisation. « Une fois de plus, la PAC sera au banc ces accusés », souligne alors l’éditorialiste de la FA (19/9/1986), ajoutant : « Il est inconcevable d’aligner les prix intérieurs sur les prix mondiaux qui sont des prix de braderie. » Durant une décennie, de 1986 à la signature de l’accord de Blair-House en 1995, La FA consacrera une large place à ces négociations. Les titres des couvertures et des éditos témoignent des soubresauts de la négociation et des craintes suscitées : <em>La fin des protections</em>, <em>Passage dangereux</em>, <em>Le point de rupture</em>, <em>La dernière ligne droite</em>, <em>La France prise au piège</em>, <em>Le GATT, un débat de société</em>, <em>Rien n’est joué</em>, <em>Au pied du mur</em>, <em>L’Europe livre ses agriculteurs à la concurrence</em>… Parmi les moments forts du débat, notons la publication d’une tribune (FA du 4/12/1992) de Maurice Allais. « Dans le conflit actuel, écrit le Nobel d’économie, il ne s’agit pas de défendre des intérêts particuliers des agriculteurs français et des lobbies agricoles, il s’agit de la défense de l’agriculture française, &#8211; élément essentiel de notre identité -, en tant que telle. »</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la critique, la FA proposera durant l’année 1994 une série de dossiers : <em>Des solutions pour s’en sortir</em>, avec France Inter, proposant notamment d’inventer de nouvelles règles pour ls marchés. A la signature du Traité de Blair-House, l’éditorialiste Michel Collonge (07/07/95) nuance les craintes. S’il considère que la vigilance demeure nécessaire, il ajoute : « Quelques failles se forment sous les coups de bélier du GATT&#8230; Toutefois la fortification demeure. »</p>
<p style="text-align: justify;">En 2001 à Doha, un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales s’engage. Là encore l’agriculture est au cœur des discussions qui ne cesseront de piétiner entre suspensions et reprises, pour ne jamais aboutir. Ce qu’envisageait dès 2008, Philippe Pavard, dans un édito <em>L’OMC en porte à faux</em> : « Dans un contexte de crise alimentaire mondiale et de flambée des prix des matières premières agricoles, certaines institutions internationales feignent encore d’ignorer le désaveu cinglant qu’inflige la réalité du monde à leurs thèses virtuelles ». On connaît la suite : le déclin du multilatéralisme, la montée en puissance du protectionnisme, amorcée lors de la première présidence de Trump, et accélérée depuis son retour, et la multiplication des accords régionaux de libre-échange comme le Mercosur.</p>
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